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Réseau de la seconde Guerre Mondiale des
"Chemins de Mémoire"

Musée de la résistance du Fort de BONDUES

Le Musée de la Résistance de Bondues perpétue le souvenir de celles et ceux qui, au péril de leur vie, se sont levés contre l'occupant pour que nous puissions demeurer libres. Lieu de mémoire, il retrace tour à tour le refus, le courage, l'engagement puis le sacrifice des soldats de l'ombre à travers l'itinéraire tragique de 68 résistants tombés sous les
balles de l'oppresseur nazi.
Derrière les scènes reconstituées, les photographies et les archives, ce lieu rend intelligible une période complexe de notre histoire afin de transmettre aux générations futures le message des fusillés du Fort Lobau.



Le Fort de Bondues ou Fort Lobau


Le Fort de Bondues ou Fort Lobau appartient à la couronne d'ouvrages construits autour de Lille à la fin du XIXe siècle pour barrer la route aux invasions. Véritable fer de lance de la défense lilloise, ce bastion de forme quadrilatère est alors constitué d'un rempart de 720 mètres de périmétre protégé par un large fossé.
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Exemplaire de journaux clandestins


Musée du Tertre du Souvenir
Villeneuve d'Ascq
Le musée du souvenir rappelle le massacre de 86 civils d'Ascq à la suite d'un sabotage, sur le voie ferrée : Lille-Tournai, la nuit du 1er au 2 avril 1944, nuit des rameaux. Un train de marchandises allemand doit emprunter la voie ferrée cette nuit-là mais, au dernier moment, c'est un train chargé d'armes et de SS de la 2ème Division Hitlerjugend qui quitte la gare de Baisieux. Des résistants d'Ascq appartenant au réseau Voix du Nord, prévenus du passage des marchandises, ont organisé un sabotage. Le train allemand chargé de SS et d'armes déraille. Aucun SS n'est blessé, le train est un peu endommagé mais la répression est terrible. Les résistants d'Ascq sont arrêtés quelques semaines plus tard, jugés par un tribunal allemand et exécutés au Fort de Seclin le 7 juin 1944. Quelques SS, dont le responsable du convoi, le lieutenant Hauck, sont arrêtés après la guerre, jugés à Lille en août 1949, condamnés et libérés en 1956-1957.

Depuis 1984, le musée du souvenir rappelle cet événement au Tertre des Massacrés. Il est installé dans un dispensaire construit en 1955 sur le lieux du massacre. Un fonds s'est constitué au cours des années précédentes grâce à des prêts ou à des dons des familles, des amis des massacrés, ou à des dépôts du Ministère de la Défense Nationale.



 

Musée de la Seconde Guerre Mondiale-
message Verlaine de TOURCOING

"Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon coeur d'une langueur monotone"
BBC - 21h15 - 5 juin 1944

De 1940 à 44, le Grand Quartier Général de la XVe Armée allemande, qui couvrait le littoral, de la Normandie jusqu'à la Hollande, était installé à Tourcoing. Les Allemands avaient réquisitionné un quartier résidentiel de la ville où ils édifièrent 13 blockhaus. Le plus grand de ces bunkers, qui abritait l'état-major, est devenu un musée. Depuis 1991, on y découvre le fonctionnement et les installations d'un bunker de commandement et les moyens de goniométrie mis en place par la Gestapo pour détecter les émetteurs radio de la résistance. C'est ici que le 5 juin 44, fut capté le message annonçant le débarquement en Normandie, dont le thème est le poème de Verlaine.


Le Massacre de Villeneuve d'ascq, Musée du Souvenir

Mémorial du train de LOOS

L'association du centre de mémoire de l'abbaye prison de Loos (CMAPL) existe depuis 1998. L'objectif principal est de créer sur le domaine pénitentiaire de Loos un lieu de mémoire collective qui regrouperait les évènements essentiels de 850 ans d'histoire.


La prison de Loos pendant l'occupation (coll.La Coupole)

Le temps des Moines 1146-1790

C'est en 1146 que Saint Bernard installe à Loos une abbaye cistercienne. Cette abbaye disparaît en 1790 avec la Révolution française. Tous ses biens sont vendues. Le temps des moines aura duré 6 siècles et demi. Les bâtiments de l'abbaye confiés au département deviendront successivement hôpital, dépôt de mendicité pour finir en 1817 en maison de force, c'est le début de la prison de Loos.

Le temps des prisons depuis 1817
Depuis 1817 le domaine monastique est remplacé par le domaine pénitentiaire. Une maison d'arrêt est construite en 1906. Actuellement, il y deux prisons : un centre de détention régional installé dans l'ancienne abbaye et une maison d'arrêt, la construction d'une autre maison d'arrêt sur la commune voisine de Sequedin est à l'étude.

L'association recherche les repères de l'évolution historique de ces lieux ; elle s'intéresse tout particulièrement aux évènements tragiques de 1939 à 1944 :
-Les combats de mai-juin 1940 dont les prisons forment l'épicentre ;
-La prison allemande installée dans la maison d'arrêt de 1940 à 1944 ;
-La tragédie du train de Loos du 1er septembre 1944 qui emmène vers les bagnes nazis des centaines de déportés résistants à la veille de la libération de Loos.
L'association souhaite installer sur le domaine pénitentiaire actuel un centre de mémoire où seraient regroupés les principaux évènements qui ont marqués ces lieux. Ce centre rendrait aussi hommage aux générations précédentes et en particulier au personnel pénitentiaire.