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Fruit de la réflexion du Ministère,
ce concept de "chemins de mémoire" connaît des
évolutions au contact du terrain.
L'ambition du Ministère est de constituer un réseau de "Chemins
de Mémoire" et par exemple de créer un chemin de la
Grande Guerre depuis le nord de la France jusqu'à Belfort.
Au départ, a été privilégiée
la thématique de la 2ème Guerre Mondiale tant sur son aspect
militaire que sur la Résistance et la Déportation.
Puis, l'intérêt s'est porté sur la 1ère Guerre
Mondiale. Le Nord de la France est, en effet, riche en évènements
sur cette période.
L'assemblée des parties prenantes des "Chemins
de Mémoire" du Ministère de la Défense en
territoire Nord, dont fait partie la Maison natale de Charles de Gaulle
a eu lieu le 28 juin 2002 en la citadelle de Lille.
La
création de "Chemins de mémoire"
Les chemins de mémoire sont des
grands axes formés de points d'appui labellisés porteurs
d'un thème historique cohérent, ramifiés en sentiers
de mémoire menant à des sites touristiquement intéressants
constituant des éléments historiques plus locaux et identitaires.
Des
pôles d'intérêt soutiennent la démarche :
-les champs de bataille,
-les musées,
-le patrimoine architectural,
-les monuments, sépultures, cimetières nationaux,
-les archives et les bibliothèques.
La création de chemins de
mémoire se fera en reliant des sites dénommés "point
d'appui" à sélectionner au regard des thèmes
déterminés, points d'appui qui seront à l'origine
de sentiers de mémoire. Choisis en fonction de leur intérêt
historique, les points d'appui devront justifier d'une structure de gestion
solide. La propriété des lieux sera reconnue et assurée.
La sécuritée des lieux devra être acquise.
La promotion touristique des lieux
retenus devra reposer sur un nombre minimal annuel de visiteurs, la clientèle
potentielle étant préalablement estimée. La mise
en réseau touristique s'effectuera en accord avec les gestionnaires
ou propriétaires des lieux.
Des réseaux d'information seront
créés pour couvrir l'ensemble du territoire national voire
les sites d'outremer et de l'étranger.
Les
perspectives
En Nord-Pas-de-Calais et Picardie, un grand
nombre de gestionnaires de sites de mémoire ont bien voulu accepter d’être
partie prenante au sein du réseau des chemins de Mémoire dont la visualisation
officielle fera l’objet dans le courant de l’année 2003 de l’apparition
d’un logo spécialement élaboré à cet effet par la Direction de la Mémoire,
du Patrimoine et des Archives ( DMPA) du ministère de la Défense et soumis
à la décision de M. le Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants. La démarche
est nationale, puisqu‘elle s’étend à l’ensemble des zones de défense et
thématique car elle relie entre eux les différents sites sur des chemins
à thèmes : guerres de 1870, 1914-1918, 1939-1945, fortifications depuis
les citadelles jusqu’à Maginot.

La
citadelle de Lille coll.DMPA
Les sites concernés ont vocation à bénéficier
d’un soutien à l’animation pédagogique ainsi qu’à leurs projets de valorisation,
dans les limites que voudra bien prévoir le ministère de la Défense.
Dès à présent, certains sites ont accueilli ou projeté diverses animations.
Chaque chemin thématique doit prévoir doit comporter un point d’appui,
plusieurs sites notables et un grand nombre de lieux mentionnés, le principe
actif étant celui de la coopération mutuelle entre tous ces membres des
chemins de Mémoire.
En zone Nord, la Maison natale du Général
de Gaulle connaît un projet de développement suffisamment important dès
2003 pour justifier le rôle de site éminent, en métropole Nord sur le
chemin de Mémoire 1939-1945 dont le point d’appui ne peut être que la
Coupole d’Helfaut-Wizernes en raison du niveau déjà atteint.
La Coupole d'Elfaut,
point d'appui de la Maison natale C.De Gaulle
Dans ce contexte, la Maison natale, lieu
de rayonnement de la mémoire du Général de Gaulle, s’attacherait aussi
à devenir un pôle privilégié de rencontres et de coopération entre les
différents sites de la métropole Nord concernés
par les chemins de Mémoire et parmi lesquels l’on peut mentionner, par
exemple, au titre de la période 1939-1945, le musée de la Seconde Guerre
Mondiale à Tourcoing, le musée de la Résistance à Bondues et celui du
Souvenir à Ascq.
Ce faisant, elle pourrait d’autant mieux bénéficier de la coopération
ministérielle au titre de l’animation pédagogique, de la constitution
d’un réseau mémoire et du développement des structures appropriées.
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